Les abeilles

Depuis quelques années, les populations mondiales d’abeilles sauvages connaissent une baisse constante. Les causes de ce phénomène sont connues : la destruction de leur habitat par l’étalement urbain et la croissance de l’agriculture.

Également, un problème de taille se dresse pour l’agriculture, puisqu’on estime qu’un tiers de ce que nous consommons dépend de la pollinisation. Par ailleurs, savez-vous que pas moins de 40 % des produits alimentaires contenus dans notre assiette proviennent indirectement ou directement du travail des abeilles par la pollinisation des fruits, légumes et autres plantes? Les pesticides jouent aussi un rôle important. Plus précisément, il est question des néonicotinoïdes, surnommés les tueurs d’abeilles. C’est la classe d’insecticides la plus utilisée dans le monde, aujourd’hui. Ils demeurent particulièrement toxiques pour les insectes, car ils s’attaquent à leurs systèmes nerveux. Comme solution, en tant que citoyens& de la ville, nous pouvons par exemple, ne pas couper les pissenlits et les laisser pousser afin que les abeilles puissent les polliniser. À cet effet, la pandémie a attiré les gens vers les produits locaux. La COVID-19 a malheureusement aussi reçu « une bonne claque pour l’apiculture ». Comme 26 % des abeilles meurent durant l’hiver, les apiculteurs importent des abeilles, des reines en particulier. Le Canada dépend de l’importation de la Californie, d’Hawaï, de la Nouvelle-Zélande…


Toutefois, avec la COVID-19, les transports aériens étaient interdits. La diminution des populations d’abeilles reste un phénomène mondial. Alors, la situation est dramatique pour les apiculteurs sachant que leurs ruches se vident et que leurs colonies produisent moins de miel. D’ailleurs, quinze espèces d’abeilles sauvages canadiennes sont menacées selon diverses autorités. En effet, L’Union internationale pour la conservation de la nature en classe trois en danger critique et six vulnérables. Seule une espèce est protégée par la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral. D’autres en péril sont encadrées par des programmes provinciaux et territoriaux. À vrai dire, la biodiversité des insectes pollinisateurs est menacée. C'est un cercle vicieux : moins de surfaces plantées avec des plantes à fleurs réduisent la diversité de pollinisateurs, ce qui accélère encore la diminution des espèces végétales.


Bref, cette situation déjà critique des abeilles ne doit pas être prise à la légère. Enfin, le plus frappant, ces insectes hyménoptères ne supporteront pas les problèmes à venir. À mesure que nous ferons preuve de négligence, ces précieux producteurs de miel disparaîtront massivement.

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