La Journée internationale des femmes




Ce 8 mars dernier était un jour consacré aux droits des femmes. Mais quelles sont celles qui se sont battues pour des droits que nous possédons maintenant ? Je vous en présenterai trois, qui représentent trois femmes incroyables, trois femmes militantes, trois femmes dont vous devez vous souvenir du nom…


Simone de Beauvoir


Dans son enfance, ses parents l’obligent de poursuivre des études. En fait, ils sont persuadés que c’est le seul moyen pour que leur fille réussisse ! À 21 ans, elle est reçue deuxième au concours d’agrégation de philosophie. De plus, Jean-Paul Sartre est en haut du podium et propose d’épouser Simone pour que celle-ci obtienne un travail d’enseignant. Elle refuse et un peu plus tard Nelson Algren la demandera en mariage, elle y renonce aussi ! Elle se fera renvoyer du lycée Molière à 31 ans. Elle choisit de vivre libre en tant qu’individu et pour échapper à la « condition féminine » : mariage, maternité, foyer. Dix ans plus tard, elle publie un chef-d’œuvre littéraire : Le Deuxième Sexe, un ouvrage sur le sujet du féminisme. Voici un extrait tiré du Deuxième Sexe, tome 1 : Liberté : « On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ». Malgré le grand scandale que provoque ce livre, Simone de Beauvoir met en avant des idées du mouvement féministe. À 63 ans, elle participe au Manifeste des 343 : 343 femmes signent la proclamation « Je me suis fait avorter » et réclament un droit à l’avortement libre et gratuit. Un an plus tard, elle met en place le mouvement Choisir la cause des femmes avec Gisèle Halimi. Elles vont défiler avec des militantes du MLF pour la dépénalisation de l’avortement. À 78 ans, elle meurt à Paris après avoir essayé de faire comprendre qu’il n’y a pas de différences naturelles entre les êtres humains et donc pas non plus entre hommes et femmes.



Olympe de Gouges


Née sous le nom de Marie Gouze, à Montauban, elle nait dans une famille très modeste. Dès la naissance, une rumeur circule comme quoi elle serait la fille naturelle du marquis Lefranc Pompignan, un grand poète. Marie Gouze se marie avec Louis-Yves Aubry en 1765. Elle aura un enfant avec lui un an plus tard. Peu de temps après, son époux décède et elle part vivre à Paris avec son fils. Elle ne voulait pas assumer ce rôle de bourgeoise provinciale. Elle prend donc le pseudonyme « Olympe de Gouges », créé avec le prénom de sa mère et de son patronyme. Elle commence ainsi à publier des romans et des pièces de théâtre à partir de 1780. Lors de la Révolution française, Olympe de Gouges a l’occasion de montrer à quel point elle est en avance sur son temps. Face à l’Assemblée constituante, elle publie un texte qui demeure l’un des principaux fondateurs du féminisme : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne . Elle met en avant l’émancipation de la femme et l’égalité totale entre les deux sexes. Voici un extrait de l’article 1 : « Article 1, la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » Elle publie de nombreux écrits sur le féminisme mais aussi d’autres abordant le sujet de l’esclavage ou la peine de mort. Après avoir soutenu le roi Louis XVI lors de son procès, elle prend le parti des Girondins et publie des brochures contre Marat et Robespierre. En outre, Olympe est accusée d’être l’auteure d’une affiche girondine après la chute des Girondins. Enfin, elle est arrêtée le 20 juillet 1793 et condamnée à mort le 3 novembre 1793, où elle se fait guillotiner.



Gloria Marie Steinem


Née à Toledo le 25 mars 1934, Gloria Maria deviendra une féministe américaine journaliste et promotrice des droits des femmes. À l’époque, en 1944, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère à Toledo. Après ses études universitaires en 1956, elle obtient une bourse pour voyager et va étudier en Inde pendant deux ans. À son retour, elle a 22 ans et subit un avortement. En 1960, elle est engagée pour le magazine Help! en tant que rédactrice adjointe d’Harvey Kurtzman. Neuf ans plus tard, elle publie un article nommé : Après le pouvoir noir, la libération des femmes. Cela va lui apporter une renommée nationale en tant que féministe. En 1972, avec Dorothy Pitman Hughes, une militante afro-américaine, elles fondent le magazine féministe Ms. De plus, en 2005, Gloria cofonde avec Jane Fonda et Robin Morgan le Women’s Media Center, une organisation visant à « rendre les femmes visibles et puissantes dans les médias. » Elle fit paraitre aussi un livre My Life on the Road (Ma vie sur la route) en 2015, un récit autobiographique racontant plus de cinquante ans de combats pour la cause amérindienne, le droit à l’avortement ou encore les droits de la communauté gay. Depuis 2018, elle demeure conférencière sur les questions d’égalité dans le monde entier, ce qui l’amène à beaucoup voyager. Gloria Marie Steinem joue son propre rôle dans une série américaine The Good Wife en 2010 et en 2020, c’est Rose Byrne qui interprète son rôle dans la série Mrs. America. Enfin, elle vit toujours et a atteint l’âge vénérable de 88 ans.



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