top of page

La joie a-t-elle sa place dans l’école?

Vous savez ce qu’ils disent : que l’on apprend toujours mieux en s’amusant. Le fait d’apprendre et de développer une assiduité ne demeure pas la principale raison de venir à l’école 180 jours par année. L’année scolaire 2022-2023 brûle bientôt la dernière couche de cire de sa chandelle et je me disais que la réponse à cette dernière question ne reste plus la même à l’école Louis-Riel.


Alors, je vous présente un petit aparté. Louis-Riel fut un homme politique canadien important qui s’est battu durant le 18è siècle pour les droits de son peuple métis, dont il était le chef. Il a donc représenté un grand mouvement de résistance pour les peuples autochtones qui étaient colonisés et par conséquent, persécutés. Persécutés à cause de leur origine, de leur culture, une caractéristique innée dont il faut être fier. Cette personne qui porte le nom de notre école s'est fait pendre pour motif de « trahison » le 16 novembre 1885.

À vrai dire, un bâtiment portant le nom de quelqu’un se doit de représenter les valeurs du personnage historique. Louis-Riel défendait les valeurs du respect de sa culture et de la démocratie. Pourtant, cette année, j’ai constaté le non-respect de ces deux piliers d’une société juste.


Premièrement, le droit que les élèves s’expriment et contribuent à l’école a été bafoué, notamment à cause de la journée interculturelle, mot semblant avoir été banni puis remplacé par « défilé culturel » dans le dictionnaire de la directrice. En effet, les élèves du conseil étudiant ont dû se battre à maintes reprises pour pouvoir instaurer cette journée, ayant comme but de célébrer chaque culture. D’ailleurs, un sentiment de libération et de partage était palpable tout au long de la journée. L’émancipation et la joie étaient, pour une rare fois, au rendez-vous.

Deuxièmement, un droit démocratique obligatoire pour les élèves, le conseil des élèves, a été gâché par un veto continu de la direction. Le conseil d’élèves demeure l’endroit idéal pour les jeunes de développer leur sens de la démocratie, d’émettre leurs idées et de favoriser un échange entre la direction et les ados. Selon ce que j’ai entendu de différents membres du conseil, la direction était contre la grande majorité des projets des élèves. Comment peut-on développer le sens de la démocratie et du débat si le destinataire, le chef du parti, n’a qu’à utiliser son étampe rouge pour annuler le projet? Une société démocratique, ce n’est pas cela et ne le sera jamais !



Bref, la tristesse puis le fait de ne pas se sentir accueilli.e.s et écouté.e.s dans son établissement font partie des raisons du manque de motivation des jeunes à fréquenter l’école. Donc, ce n’est pas toujours un problème d’assiduité... Rappelez-vous qu’il faut être deux pour danser!


23 views0 comments

Recent Posts

See All
bottom of page