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L’avenir des téléphones dans les écoles du Québec

Les cellulaires devront-ils être déposés dans une case à l’entrée des classes ou laissés dans les casiers des élèves, comme l’exige déjà certains établissements ? ll est vrai que le cellulaire est devenu une plaie sociale surtout dans les écoles, où la dépendance à cet appareil électronique augmente sans cesse.



Premièrement, un an après l’interdiction du cellulaire dans les écoles de France, de nombreux experts estiment que le Québec devrait s’inspirer de cette loi adoptée par le gouvernement français qui encadre l’utilisation dudit appareil dans les écoles primaires et les collèges qui accueillent les élèves jusqu’à l’âge de 15 ans : l’usage de cet appareil est interdit en tout temps, sauf sous la supervision d’un enseignant pour des raisons pédagogiques, en classe. En effet, dans ce pays, l’utilisation des écrans est interdite en tout temps, y compris pendant les pauses et l’heure du dîner. Ainsi, cette mesure fait profiter pleinement les élèves de leur vie sociale en leur donnant l’occasion de se faire des amis «réels» en faisant leur connaissance face à face.


Deuxièmement, qu’adviendra-t-il du Québec s’il s’inspire de l’Ontario en interdisant ces appareils électroniques dans nos institutions ? Effectivement, depuis novembre 2019, l’utilisation des téléphones cellulaires ou autres appareils mobiles personnels pendant les heures de classe est «restreinte» en Ontario, dans le but d’éviter les distractions et de maximiser le temps d’apprentissage. Au Québec, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, s’est montré ouvert à réfléchir à l’interdiction du cellulaire en classe ce printemps, puisqu’à son cabinet, la «réflexion est entamée».



Troisièmement, le ministre Bernard Drainville sonne la fin du cellulaire en classe ce 23 août. En effet, une directive interdisant les téléphones intelligents dans les locaux destinés à l’enseignement est en train d’être acheminée au réseau scolaire. Puisque l’utilisation du téléphone portable peut nuire gravement à la qualité d’écoute et de concentration nécessaire aux activités d’enseignement, que son usage demeure à l’origine d’une part importante des perturbations au sein des établissements, que son utilisation dans l’enceinte des établissements diminue la qualité de la vie collective et qu’il est parfois un vecteur de cyberharcèlement, plusieurs élèves consultés sont d’avis que son interdiction en classe reste souhaitable.



Bref, plusieurs écoles québécoises ont décidé d’interdire le cellulaire en tout temps, comme en France, alors que d’autres y réfléchissent sérieusement à cause du fait que notre province considère que la dépendance aux écrans chez les jeunes prend une ampleur plutôt « préoccupante ». Ainsi, le gouvernement Legault a récemment annoncé la tenue d’un forum qui mènera à un plan d’action pour lutter contre la dépendance aux écrans chez les jeunes.

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